Aujourd’hui, nous sommes quinze à répondre à l’appel de Claudine. Elle nous emmène pour une randonnée paisible sur les contreforts sud du massif des Bauges, à la découverte du vignoble, des sartos et de paysages remarquables, avec en toile de fond la Dent de l’Arclusaz, les Aravis et Belledonne.

Nous partons en direction de Reys. Depuis l’un des belvédères aménagés, qui racontent l’histoire locale, Claudine nous retrace l’évolution des vignes savoyardes au fil des siècles.

« Les origines de la viticulture en Savoie sont anciennes et demeurent en partie mystérieuses. Bien avant l’arrivée des Romains en Gaule, les peuples locaux savaient déjà transformer le raisin en vin. Des découvertes archéologiques, notamment des vestiges de pressoirs et de jarres vinaires, laissent penser que la culture de la vigne remonte peut-être à l’âge du Bronze.

Par la suite, les Romains introduisent de nouvelles techniques de vinification, des cépages plus robustes et favorisent la diffusion du vin à travers l’Empire. Au Moyen Âge, les moines jouent à leur tour un rôle essentiel dans la préservation et le développement du vignoble savoyard.

Au fil des siècles, les vignobles ont dû faire face à de nombreux défis — maladies, guerres et aléas climatiques — mais aussi saisir des occasions d’innover et d’évoluer. Cette longue histoire a conduit à la reconnaissance actuelle des vins de Savoie par le label AOC. »

Il n’est pas encore temps de déguster : il est tôt et il nous faut garder le pied sûr pour rejoindre les Grangettes. Dans ce petit hameau aux ruelles étroites, nous admirons les sartos, anciens habitats temporaires des vignerons descendus des Bauges, aujourd’hui joliment restaurés par leurs habitants.

Nous poursuivons ensuite vers le Pont des Dames. Le sentier, ombragé mais plus soutenu, grimpe un peu puis redescend. Selon la tradition, il était autrefois emprunté par les femmes des hameaux pour se rendre au marché de Saint-Pierre-d’Albigny. Peut-être portaient-elles, pour aller plus vite, de véritables chaussures de sept lieues…

Nous remontons ensuite vers Combefolle, où nous déposons nos sacs près du four et du lavoir, tous deux restaurés. C’est là que nous faisons la pause déjeuner, une halte conviviale qui se prolonge un peu.

Pour le retour, nous alternons routes et sentiers jusqu’à Saint-Jean-de-la-Porte. En chemin, un dernier lavoir devient le théâtre d’une joyeuse bataille d’eau, digne d’une colonie de vacances.

On aurait bien mangé une bonne piz’ !

La journée s’achève autour du traditionnel pot partagé après cette randonnée douce de 7 km et 400 m de dénivelé. L’occasion de remercier chaleureusement Claudine pour cette belle découverte du patrimoine local.

Roseline

Catégories : Rando douce

1 commentaire

admin8598 · 16 mai 2026 à 15h55

Hé bé, Rose-Line, pas vraiment la page blanche, pour le manque d’inspiration ! Meri pour ce récit imposé !

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