Alain nous propose cette boucle inédite. Nous sommes dix, dont Jacky et Marie-Line qui participent à leur première sortie avec Azimuts.

Au départ de Prélenfrey nous prenons la direction du Col Vert. Après la traversée d’une prairie verdoyante à l’entrée du village, nous pénétrons dans les bois. Le chemin forestier est agréable et bien balisé. De vieilles pancartes, encore résistantes au temps, jalonnent l’itinéraire.

À une intersection, un panneau signale une chasse en cours. Nous restons vigilants, même si nous ne croiserons aucun chasseur.

Au fil des lacets, les  vues sur la vallée et les sommets lointains   agrémentent l’ascension. Deux heures après le départ, nous sortons des bois et rejoignons la baraque des Clots pour une pause bien méritée. Située à 1600 m d’altitude, cette cabane en pierre non gardée peut accueillir jusqu’à dix personnes. Le dénivelé est atteint. Au-dessus de nos têtes, les deux sœurs, Sophie la Petite et Agathe la Grande, nous font un clin d’Oeille (en référence au Dôme de l’Oeille qui se situe à proximité) .

Le contraste entre la roche blanche des crêtes et le ciel bleu offre un spectacle saisissant. Nous suivons pendant plus d’une heure un sentier en balcon presque à l’horizontale au pied des arêtes du Gerbier. Les superbes vues sur le mont Blanc, les Aiguilles d’Arves, la Meije, les Grandes Rousses, le Grand Pic de Belledonne … s’enchainent. Nous devons rester attentif car le chemin n’est pas large.

Alternant pierriers et bosquets, nous cherchons un emplacement ombragé, suffisamment vaste et sûr pour accueillir le groupe. Les lieux adaptés sont rares, mais nous finissons par en trouver un.

Après le déjeuner, nous repartons et au lieu-dit « Sous le Ranc des Agnelons » nous laissons la direction du Col Vert et bifurquons à droite toute, face au Mont Aiguille. Nous regagnons rapidement la forêt, puis une descente raide nous ramène à Prélenfrey pour un retour en 1 h 30.

À notre arrivée, un grand fracas nous alerte : un éboulis vient de se produire au sommet des crêtes, sans que je puisse en situer précisément l’endroit sur le parcours ou pas … Nous terminons l’après-midi chez Tonton. Merci à Alain pour cette nouvelle boucle de 11 km et 655 m de dénivelé qui nous a tous enchantés.

Prélenfrey a joué un rôle crucial pendant la Seconde Guerre mondiale en accueillant des enfants juifs cachés parmi des enfants tuberculeux pour les protéger de la déportation. Cette histoire a été reconnue comme celle des « Justes »et a été honorée par des plaques commémoratives et des cérémonies commémoratives. Le village a été un exemple de résistance et de mémoire, où le silence et l’assistance mutuelle ont permis de sauver de nombreuses vies.
Roseline

Catégories : BaladesRando

2 commentaire

Moreau · 30 septembre 2026 à 11h04

Bravo Roseline pour ce beau récit bien documenté.

Franck · 30 septembre 2026 à 19h54

On sent les talents d’une lectrice assidue

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