Il fallait une bonne dose d’obstination et d’optimisme , pour trouver pour ce lundi de fin Octobre, une rando sans boue, sans brouillard, sans chemins détrempés, et pas trop loin… Nous avons choisi de randonner dans les vignes autour de Chignin. Nous étions onze, surtout des dames, et avions bien envie de nous dégourdir les jambes, après toutes ces journées de pluie.
Le parking est sur les hauteurs de St Jeoire, un peu après l’ église du Prieuré. Nous démarrons sur la route, passons quelques hameaux, et enfin commençons à cheminer sur les sentiers entre les vignes. Nous sommes fin Octobre et pourtant les feuilles des vignes sont encore bien vertes; nous nous attendions au feuillage d’automne … Il y a beaucoup de croisements , de chemins …. Mais aussi il en manque: ce territoire a été un peu remodelé ces dernières années par les viticulteurs, et il ne correspond pas
toujours à la trace proposée sur Visorando. Plusieurs fois engagés sur un chemin indiqué sur nos plans et cartes, nous avons dû faire demi-tour: de nouvelles vignes ont supprimé le chemin.
Marcher dans les vignes n’est pas monotone, il y a quelques jolies découvertes à faire: le clérodendon en fleur, par exemple, qui ornait un jardin de village, plante arbustive assez rare en France et qui vient de pays tropicaux. Quelques oublis des vendangeurs nous ont permis de manger de belles grappes de raisins bien sucrés, bien juteux, ici et là. Nous avons aussi rencontré, au bord des vignes, un arbre du sud qui est venu se perdre dans nos froides contrées: d’abord pris pour un olivier…. On a finalement vu que ses olives sont des… amandes. Pour confirmer l’exotisme , les beaux orangers vus au loin se sont révélés être… des plaqueminiers ( Kaki).
Enfin, nous avons pu admirer de nombreux rosiers en fleurs, au bout des rangées de vignes.
Nous avons eu la chance de voir se dissiper les nuages, et avons profité d’un
soleil chaleureux pendant quelques heures. Le pique-nique s’est fait sur le talus du chemin, il n’y a que vignes et chemins dans ce petit coin qui borde le massif des Bauges. Après le repas, la rando nous amène au quartier médiéval, ces sept hautes tours du XI, XIII siècle construites par les seigneurs de Chignin ou d’autres grandes familles. Nul ne sait à quoi elles étaient vraiment destinées. Certaines disparaissent dans le lierre, d’autres
sont encore très hautes et majestueuses.
Du quartier médiéval un chemin nous amène à notre parking ; on est tout
près (juste au dessus) de notre café favori du lundi, on y est allé boire le chocolat ou le jus de fruit avant de rentrer.
Françoise B.









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